Élégante et rare sculpture, représentant Aphrodite sortant du bain, une cassette à patins griffes à ses pieds. Elle dégage, par sa posture pudique, une grande douceur. Les détails d’exécution de la sculpture sont d’un grand raffinement. Elle repose sur une base de forme ovale.

Travail néoclassique de la fin du XIXe siècle.

Hauteur: 80cm

Cette statue reprend le modèle de la Venus Italica d'Antonio Canova conservée au Palazzo Pitti à Florence.

En 1801, les troupes de Napoléon Bonaparte, alors Premier Consul chasse le Grand-Duc Ferdinand III de Florence. Napoléon réclame alors la Vénus de Médicis, sculpture grecque du Ier siècle av. J.-C., qu'il avait pu admirer quelques années auparavant. Tommaso Puccini, directeur de la Galerie des Offices, remet la statue aux mains des troupes françaises le 11 septembre 1802. Face à cette perte, la ville de Florence, sous l'autorité nouvelle de

Louis de Bourbon-Parme, nouvellement Louis Ier d'Etrurie, et notamment grâce à Giovanni degli Alessandri, directeur de l'Académie des Beaux-Arts de Florence, réussît à convaincre le sculpteur Antonio Canova de réaliser une statue digne de remplacer le chef-d'oeuvre antique saisi. La sculpture, achevée en 1811, reprend le thème d'une Aphrodite sortant du bain, surprise dans sa nudité. l'exemplaire que nous présentons est une copie de l'oeuvre d'Antonio Canova dite Venus Italica.

D'un geste pudique elle relève son drapé pour cacher sa nudité. Canova s'inspire largement de la statuaire grecque classique. Il en reprend les canons dans les proportions du corps, en y intégrant plus de finesse, ainsi que le thème. Toutefois, la manière de Canova se dévoile dans la certaine froideur qui se dégage des formes de cette

Vénus et qui rappellent certaines oeuvres majeures de la peinture néoclassique telle que Psyché et l'Amour de François Gérard, 1798, Paris, musée du Louvre. À ce goût de la ligne épurée, dont émane la grâce de cette figure féminine, s'ajoute un traitement voluptueux et lisse de la chair, souligné par le drapé et rendu par un marbre très poli. Ces différents traitements du marbre insufflent ainsi une impression de vie à la statue.

La Venus Italica est enfin l'incarnation d'une certaine volupté rendue par la nudité mais aussi par ce geste de pudeur et de calme surprise que le mouvement du visage, et la position en léger contrapposto donnent à voir. La grâce, la volupté, la sensualité et l'impression de vie que Canova a su si bien donner au marbre vont inspirer de nombreux suiveurs.

Dès sa réalisation, Canova connait un tel succès que de prestigieux commanditaires, tels Lucien Bonaparte, Prince de Canino (1), ou Louis de Bavière, demandent au sculpteur de leur livrer une version.

Tout au long du XIXe siècle, cette oeuvre influencera de nombreux artistes qui la copient. Parmi eux, on peut citer Antonio Frilli (2) qui réalise une copie dans les années 1820 ou encore Pietro Bazzant (3).

(1) Aujourd'hui perdue.

(2) Vente New York, 22 Avril 2010, lot 101.

(3) Vente New York, 5 octobre 2005, lot 391. Christie's, New York, 21 juin 2012, lot 1263.

«Canova's Statues of Venus», Hugh Honour, The Burlington

Magazine, October 1972, vol. 114, pp. 658-671, n° 835

Statue Aphrodite sortant du bain

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  • DÉTAILS DE L'ARTICLE

    Dimensions:

    Hauteur: 80cm

    largeur socle : 21,5x21,5 cm

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