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Superbe pendule en bronze doré et patine brune sur le thème des "bons sauvages" et de "l'Amérique" évoquant l'une des scènes centrales du roman de Chateaubriand : "Atala ou les amours de deux sauvages dans le désert".
Il est d'ailleurs amusant de lire, chez certains confrères possédant un modèle de cette pendule , une datation à l'époque Directoire (1795-1799).
En effet, les héros romanesques de Chateaubriand furent publiés en 1801, la commercialisation des premiers exemplaires de cette pendule commença vers 1805, sous le Premier Empire puis sous Charles X.

La rareté de ce très bel exemplaire, datant de la fin de l'Empire, début Restauration, tient également à la présence d'un garde Muscogulges (nom de la tribu d’Atala, ennemie de celle de Chactas), assoupi contre le  futur bûcher.
Profitant d'un défaut de vigilance, la jeune Atala délivre Chactas de ses liens.
La scène en bas relief sur le socle nous montre Chactas, accompagné d'un missionnaire, allant enterrer Atala. 
Voici, pour mieux comprendre l'histoire,un résumé de celle-ci :

Au début du roman, le vieux chaman Chactas, devenu aveugle, confie à René, un Français recueilli par les Indiens, le récit tragique de sa jeunesse. L’histoire de Chactas, jeune guerrier indien de la tribu des Natchez, alliés aux colons espagnols contre les Muscogulges, commence avec l’évocation de la défaite de son clan, de sa capture et de son adoption par un vieil espagnol nommé Lopez, qui le recueille dans la ville de Saint-Augustin, dans l’actuelle Floride. Décidé à retourner à la vie sauvage après avoir refusé de se convertir au christianisme, Chactas quitte Lopez mais se fait bientôt capturer par les Muscogulges qui décident de le brûler en sacrifice. Il est libéré par Atala, la fille de Simaghan, le chef de la tribu, qui l’aide à s’enfuir. Les deux jeunes fugitifs tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, mais à mesure qu’ils s’enfoncent dans les forêts de la Louisiane, Atala, qui semble peu à peu dépérir, refuse de se donner à Chactas. Elle lui parle de sa conversion à la foi chrétienne, et lui avoue être née des amours d’une indienne avec un Espagnol, ce même Lopez qui avait secouru et adopté Chactas. 
Cette découverte les rapproche, au point qu’Atala semble sur le point de céder aux avances de son soupirant. Par une nuit d’orage, Chactas et Atala arrivent dans un village isolé, où ils sont secourus par le père Aubry, un missionnaire français qui dirige une petite communauté d’indiens convertis au christianisme. Chactas, convaincu par le prêtre, promet de se convertir pour épouser Atala et couler avec elle des jours heureux dans ce petit village, mais son bonheur n’est que de courte durée : Atala a secrètement avalé du poison. Elle avoue au père Aubry que, vouée depuis l’enfance à la religion par sa mère, elle a fait vœu de chasteté et de célibat et que, tourmentée par son amour pour Chactas, elle a préféré se suicider plutôt que de manquer à sa promesse. Le religieux blâme sa conduite, car il aurait suffi qu’Atala demande à être relevée de ses vœux par l’évêque de Québec pour en être libérée. Il pardonne cependant à Atala, qui ignorait que le catholicisme condamne le suicide et a donc péché par ignorance. Après une émouvante scène d’extrême-onction et de tristes funérailles, Chactas reprend la route à la recherche de sa tribu d’origine, non sans avoir promis de se convertir un jour au christianisme. Pour oublier la mort de sa bien-aimée, il passe le reste de sa vie à combattre et à voyager, finissant même par être reçu à la cour de Versailles.

Le sujet en lui-même n’était pas complètement nouveau : les tribus d’Amérique du Nord et du Sud avaient déjà fait l’objet de plusieurs récits, comme Les Incas de Marmontel (1778) ou le court roman Odérahi, publié anonymement en 1796. 
Cependant, à la parution d’Atala, les lecteurs furent d’abord frappés par la qualité pittoresque de l’écriture et par la puissance poétique des évocations des beautés de la faune, de la flore et des paysages de l’Amérique, qui valurent à l’auteur le surnom « d’Enchanteur ». La puissance des sentiments et le caractère dramatique de l’intrigue fascinèrent également les contemporains.

Superbe état de conservation. 

Mouvement d'origine en parfait état de fonctionnement. 
Signature en grande partie estompée :
..VERB.RI. ,très probablement DEVERBERIE pour Jean-Simon Deverberie (1764-1824), bronzier référence pour les pendules "aux sauvages" évoquant l'Amérique et l'Afrique. 

Début XIXeme siecle, vers 1815.

Références et bibliographie :

-Musée d’art et d’histoire de la Rochelle, numéro d’inventaire N° MNM.2009.2.1. (mouvement signé Gentihomme au Palais Royal)

-Maison-musée de Châteaubriand, à La Vallée-au-Loup, dans le salon Atala. (mouvement signé Gentihomme au Palais Royal)

-Pierre Kjellberg , La Pendule Française, Page 359.

-Tardy, "La Pendule Française", Paris, 1969, Vol II, p. 171.

-Peter Heuer-Klaus Maurice, « European Pendulum Clocks », 1988, p. 79.

-Catalogue « Musée François Duesberg », p. 63.


Photos prises au naturel, sans passer par un studio photo. De ce fait, vous pouvez les apprécier tels qu’ils sont réellement.
Comme pour l’ensemble de mes objets et mobilier d'art, je suis très attentive à pouvoir vous les proposer dans une valeur très basse d'estimation d'expert. 

Atala délivrant Chactas: Pendule aux "bons sauvages", début XIXeme .

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    Hauteur: 41 cm
    Largeur:  36.5 cm
    Profondeur: 11 cm

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