Après la magnifique paire de candélabres "aux vestales", identique à celle du palais Catherine (vendue il y a quelques mois) , je suis fière de pouvoir vous proposer une nouvelle et non moins spectaculaire paire de candélabres attribuée au maître bronzier, doreur et ciseleur François Rémond, d’après le modèle du bronzier Jean Rémy Carrangeot. 
Personnages principaux de ces magnifiques pièces, deux nymphes: je vous laisse apprécier le délicat travail de ciselure de leur robe, notamment en bordure du drapé où se trouve reproduite une frise en pointillé à l’imitation d’un motif qui serait tissé et viendrait la décorer. Elles tiennent chacune une corne d'abondance de laquelle s'échappent trois bras de lumière à décor de grands rinceaux en enroulement et feuilles d’acanthe. Ces branches de lumière se maintiennent par une tige centrale rythmée par deux grappes de raisin stylisées.
Au sommet de chaque pièce vous découvrez une exceptionnelle couronne de fleurs, étonnamment suspendue, dont la qualité des détails et ciselures n'a rien à envier à celle de Feuchère (pendule Psyché couronnant L'Amour, proposée sur mon site). 
Le socle, comme vous l'avez remarqué, est aussi élégant que rare. Il est entièrement exécuté en mosaïque de lapis-lazuli, et agrémenté d’une belle garniture en bronze doré et ciselé telle que cette guirlande de rangs de perles tenue successivement par trois noeuds Louis XVI, ces « ceintures » à très fines stries et ce pourtour de ré de cœur au bas du socle.
L’ensemble vient se terminer sur une base carrée de bronze doré.

Avec plusieurs variantes au niveau des bras de lumière et du socle, on retrouve ces deux nymphes sur plusieurs modèles de François Rémond. La composition originale de cette rare paire de candélabres s’inspire de l’œuvre du sculpteur Etienne-Maurice Falconet (1716-1791), notamment d’un modèle qui fut esquissé en marge du livret du Salon de 1761 par Saint-Aubin (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.254, fig.4.7.1) ; ainsi que d’un modèle de torchère exécuté par le sculpteur pour le château de Versailles (reproduit dans Le Dix-huitième siècle français, Collection Connaissance des Arts, Paris, 1956, p.150).

La qualité ainsi que la couleur à la lumière de la dorure est caractéristique du travail de François Rémond. En effet, il vous suffit d'approcher une lumière de la dorure (la lampe de votre smartphone est parfaite) pour que celle-ci révèle une magnifique teinte rose très représentative de la dorure de François Rémond... Voici ce que l'on nomme chez les grands amateurs :le "test Rémond".  

Petite digression au sujet du lapis-lazuli:
Le lapis-lazuli est une pierre fine et délicate, longtemps considérée comme une pierre précieuse car confondue avec le Saphir.
On lui donna, tour à tour, le nom de Saphir Etoilé puis Cianeo et enfin, à partir du Moyen-Age, Lapis-Lazuli.
Son nom vient du latin Lapis: pierre et Lazuli signifiant  « tel l’azur », emprunt du persan Lāžward.
Cette pierre, d’un bleu outremer intense parsemé de paillettes dorées évoquant la voûte céleste, a depuis toujours fasciné les sociétés humaines. 
Dans la Grèce antique, Pline l’Ancien, écrivain et naturaliste romain du premier siècle après J.C,  parlait à tort de saphir « renfermant parfois une poussière dorée »
Les Romains, quant à eux, l’utilisaient dans les sculptures et objets de décoration. On peut d’ailleurs admirer un superbe buste romain en Lapis-lazuli au musée des arts anciens du Namurois. 

En Europe, le lapis-lazuli fait son retour au XVIe siècle, sous l’influence des Médicis, passionnés par les objets en pierre semi-précieuse. Ils sont d’ailleurs à l’initiative de la fondation de la Manufacture d’art spécialisée dans le travail des pierres dures, à Florence en 1558. On parle de technique de mosaïque florentine. Cette dernière sera diffusée dans le reste de l’Europe, jusqu’en Russie, et connaîtra des variantes propres au goût de chaque nation.
Cette mode sera introduite en France par Mazarin. Louis XIV décidera la création en 1668, dans la Manufacture des Gobelins, d'un atelier de pierres dures, et recrutera alors, des marqueteurs italiens pour initier et former des marqueteurs français.
Nous retrouvons ici les vestiges d’une période faste de l’utilisation du lapis-lazuli dans les arts décoratifs.

Parmi les candélabres "aux nymphes" répertoriés de modèle proche:
- une première paire qui appartient aux collections royales espagnoles (voir L. Feduchi, Colecciones Reales de Espana, El Mueble, Madrid, 1965, p.473) 
- une deuxième conservée à la Wallace Collection à Londres (parue dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.282)
- une paire de composition similaire qui est exposée au Musée du Louvre à Paris (reproduite dans D. Alcouffe, A. Dion-Tenenbaum et G. Mabille, Les bronzes d’ameublement du Louvre, Editions Faton, Dijon, 2004, p.176, catalogue n°90). 

Je tiens à souligner que, contrairement à mes habitudes, j’ai préféré faire des photos à la lumière naturelle pour vous permettre de pleinement apprécier la couleur de leur belle dorure d’origine tout comme celle du bleu incroyable du lapis-lazuli.

Je réfléchis toujours à vous proposer de belles pièces d’art à un prix qui s’inscrit dans une démarche de plaisir, de passion et à la fois « d’investissement ». Cette paire de rares et magnifiques candélabres est proposée à un prix qui reflète cette volonté.

 

François RÉMOND : Importante Paire de Candélabres "aux nymphes", fin XVIIIe sièc

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    Hauteur: 96cm

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