Superbe suite de quatre chaises à dossier gondole ajouré en acajou et placage d'acajou, chacune estampillée JACOB. D. R.MESLÉE ( estampille utilisée entre 1803 et 1813 ), provenant du château de  Soult-Berg à Saint Amans Labastide (rebaptisé Saint-Amans-Soult) et issue de la succession du Maréchal Soult Jean De Dieu, Duc de Dalmatie (1769-1851, Maréchal de l'empereur Napoléon).
L'inventaire du château, comme l'indique l'étiquette encore présente sur chaque chaise, référençant ces dernières dans le cabinet de madame la Maréchale Soult, Louise Berg. 

Pieds antérieurs dits « Jacob », pieds arrière de forme sabre.
Leur assise est recouverte de cuir brun, vraisemblablement d’origine, dont les usures donnent à l’ensemble beaucoup de caractère.
J’ai souhaité photographier cet ensemble à la lumière de jour afin que vous puissiez les apprécier sans artifice.
Compte tenu de leurs signatures additionnées à leur provenance, je vous propose ces quatre chaises dans une valeur très basse d'estimation, comprise entre 9000 et 12000€. 

Restaurations d’usage.

Maréchal Soult (Jean de Dieu) : 
Né à Saint-Amans-la Bastide en (1769), il s’engage en 1785 dans le régiment Royal-Infanterie (n° 24) . Sergent en 1791, il est nommé général de brigade en 1794, et général de division en 1799 ; il participe à la bataille de Zurich, puis à la défense de Gênes, où Masséna le nomme lieutenant-général.
Maréchal d’Empire en 1804, il participe aux batailles d’Austerlitz, d’Iéna et d’Eylau.
Fait duc de Dalmatie en 1808, il combat en Espagne jusqu’en 1812. En 1814, il tente d’arrêter l’invasion de Wellington dans le midi, mais il est battu à Toulouse.
Ministre de la guerre sous la première Restauration, il se rallie à Napoléon aux Cent-Jours, est fait Pair de France et nommé major général de l’armée du Nord. 

Il avait, le 8 mars 1815, publié l'ordre du jour suivant :
Soldats ! Cet homme qui naguères abdiqua aux yeux de toute l'Europe un pouvoir usurpé, dont il avait fait un si fatal usage, Buonaparte est descendu sur le sol français qu'il ne devait plus revoir.
Que veut-il ? la guerre civile : que cherche-t-il ? des traîtres : où les trouverait-il ? serait-ce parmi ces soldats qu'il a trompés et sacrifiés tant de fois en égarant leur bravoure ? serait-ce au sein de ces familles que son nom seul remplit encore d'effroi ?
Buonaparte nous méprise assez pour croire que nous pouvons  abandonner un souverain légitime et bien aimé pour partager le sort d'un homme qui n'est plus qu'un aventurier. Il le croit, l'insensé ! et son dernier acte de démence achève de le faire connaître.
Soldats, l'armée française est la plus brave armée de l'Europe ; elle sera aussi la plus fidèle.
Rallions-nous atour de la bannière des lys, à la voix de ce père du peuple, de ce digne héritier des vertus du grand Henri. Il vous a tracé lui-même les devoirs que vous avez à remplir. Il met à votre tête ce prince, modèle des chevaliers français dont l'heureux retour dans notre patrie a déjà chassé l'usurpateur, et qui aujourd'hui va, par sa présence, détruire son seul et dernier espoir.
Paris, le 8 mars 1815.

Le ministre secrétaire d'état de la guerre,

Signé maréchal duc de Dalmatie.

Dans ses Mémoires, Charles d'Agoult rapporte le fait suivant, qui lui avait été rapporté par le général Evain en 1830 :

(...) au retour de l'Ile d'Elbe, ayant été mandé aux Tuileries, il attendit quelque temps. L'Empereur causait avec beaucoup de vivacité avec le maréchal Soult, et en sortant le maréchal dit avec fermeté à l'Empereur : "Vous avez rompu les traités, vous venez porter à la France la guerre civile et étrangère. "
Le général Evain était un homme sérieux et véridique. Mais comment expliquer ces paroles du maréchal Soult qui, quelques jours après, à Waterloo, était le major général de l'Empereur ?

Le général Thiébault, qui avait bien connu Soult en Espagne (et qui l’appréciait peu), écrit à son sujet dans ses “Mémoires “ :

"Maintenant cet homme, qui à l’encontre des faits les plus authentiques est parvenu à se faire la réputation d’un grand homme de guerre, qu’a-t-il fait comme major général ? Que Waterloo réponde ! Si Napoléon avait eu un major général seulement ordinaire, il n’eût pas perdu cette bataille, attendu qu’à quatre lieues de distance et à travers un pays ami, il ne fallait que savoir faire parvenir à temps un ordre au maréchal Grouchy. On peut juger d’ailleurs ce qu’il fut en cette grave occurrence par le mot de Napoléon qui, indigné que le maréchal Soult n’eût envoyé ses ordres au maréchal Grouchy que par un seul officier, se retourna en disant avec indignation : “Mon pauvre Berthier en aurait envoyé vingt-cinq”. Mais en voilà trop pour établir cette vérité importante que le maréchal Soult n’est fait pour être ni chef d’armée, ni major général d’une armée. " (Mémoires, t. 4, p.415)

Ne peut-on pas envisager l'hypothèse selon laquelle le maréchal Soult, convaincu de ce que le retour de Napoléon devait entraîner la ruine de la France, a dans ses fonctions de major général, mis toute la mauvaise volonté possible, afin que la guerre se termine au plus tôt, permettant à la France de s'en sortir sans trop de dégâts ?

A la connaissance des historiens, Soult n'a jamais rien écrit sur cet épisode de sa vie.
Autorisé à rentrer en France en 1819, il est rappelé à la Chambre des Pairs en 1827. Sous la monarchie de juillet, il est ministre de la guerre (de 1830 à 1834) et de 1840 à 1845, et sera aussi ministre des Affaires étrangères et président du Conseil.

 

JACOB Desmalter Estampillé : succession du Maréchal SOULT.

4 800,00 €Prix
  • Dimensions

    Hauteur: 83cm

    Hauteur assise: 41,5cm

    Largeur: 47cm

    Profondeur assise: 40cm

    Profondeur chaise: 50cm

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