Rare paire de grands candélabres en bronze doré et ciselé et bronze à patine brune. Ils représentent de superbes Victoires ailées, vêtues de robes diaphanes, empruntant la posture de canéphores pour soutenir un bouquet de cinq bras de lumière, dont un central simulant un nuage de fumée. Bras de lumière à enroulement terminés par des têtes d’aigle (emblème fort de l’Empire) sur lesquels repose chacun des binets. 
Les Victoires se tiennent debout, posant un pied sur une sphère décorée d’un griffon. Sphère posée à l’amorti d’une importante base octogonale agrémentée, sur chacune de ses facettes, d’une vestale, d’un losange à l’aigle et de flambeaux. Un modèle identique est présent dans l’ancien Palais des Tuileries. Époque Empire vers 1810 

 

Bibliographie : 
Marie-France Dupuy-Baylet: L’Heure, Le Feu, La Lumière, les bronzes du Mobilier National 1800-1870, 2010, pp. 166-167 Les candélabres de Thomire s’inspirent des dessins de Charles Percier (1764-1838) et Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853), architectes de Napoléon Ier, eux-mêmes inspirés par les statues antiques. Pierre-Philippe Thomire (1757-1843) a été reçu maître fondeur le 18 mai 1772, il est le plus important bronzier parisien du dernier quart du XVIIIe siècle et des premières décennies du siècle suivant. A ses débuts, il travaille pour Pierre Gouthière, ciseleur-fondeur du roi, puis collabore dès le milieu des années 1770 avec Louis Prieur. Il devient ensuite l’un des bronziers attitrés de la manufacture royale de Sèvres en succédant à Jean-Claude Thomas Duplessis, travaillant au décor de bronze de la plupart des grandes créations du temps. Après la Révolution, il rachète le fonds de commerce de Martin-Eloi Lignereux et devient le plus grand pourvoyeur de bronzes d’ameublement pour les châteaux et palais impériaux.Thomire se vit confier en 1785 la réalisation d'un candélabre commémorant l'engagement de la France dans la guerre d'indépendance des États-Unis. Offert au roi, il fut placé dans son cabinet intérieur à Versailles, où il est toujours conservé. Il réalise les cariatides et les ornements de bronze doré du serre-bijoux de Schwerdfeger, offert par la ville de Paris à la reine Marie-Antoinette en 1787. Il est également l'auteur des bronzes du serre-bijoux de la comtesse de Provence, conservé aujourd'hui au château de Windsor. Parallèlement, il travaille pour une riche clientèle privée française et étrangère parmi laquelle figuraient quelques maréchaux de Napoléon. Enfin, il se retire des affaires au milieu des années 1820 et meurt en 1843.

 

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THOMIRE : Paire De Candélabres en Bronze, Empire

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    Hauteur: 75cm 

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